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Les gadgets que j'ai arrêté d'utiliser en moins d'un mois

Par · · 5 min de lecture

Un bilan honnête de mes propres achats. Ce ne sont pas des produits défectueux — ils fonctionnent tous. Ils ne servaient simplement à rien dans ma vie.

Je note depuis deux ans la date à laquelle j'arrête réellement d'utiliser ce que j'achète. C'est un exercice désagréable et c'est devenu la partie la plus utile de mon travail.

Le motif qui revient

Presque tous les abandons partagent une caractéristique : l'appareil résolvait un problème que je n'avais pas, ou qu'une solution plus simple traitait déjà. Ce n'est pas une question de qualité — c'est une erreur d'évaluation du besoin, faite au moment où le produit est le plus séduisant, c'est-à-dire avant l'achat.

Un produit qu'on abandonne n'est presque jamais un mauvais produit. C'est un bon produit acheté pour une raison qui n'existait pas.

Les trois catégories qui échouent le plus souvent chez moi

Ce qui survit, à l'inverse

Les produits qui s'intègrent à un geste déjà existant, sans le modifier. Ils sont beaucoup moins spectaculaires à présenter, ce qui explique qu'on en parle peu : il n'y a rien à démontrer, l'appareil fait son travail sans qu'on y pense.

C'est aussi pour ça que les tests publiés à la sortie d'un produit sont structurellement trompeurs. À J+3, tout est enthousiasmant : on vient de l'installer, on l'utilise volontairement. Le vrai test est à J+90, quand plus personne n'écrit d'article.

La règle que je m'applique maintenant

Avant d'acheter, j'écris en une phrase le geste précis que l'appareil va remplacer ou supprimer dans ma journée. Si je n'y arrive pas, ou si la phrase commence par « ça pourrait servir à », je n'achète pas. Ça m'a fait rater quelques bonnes surprises. Ça m'a surtout évité beaucoup de tiroirs pleins.

Portrait de Lucas Martin

Contributeur high-tech

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