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La question à poser avant d'acheter connecté : que reste-t-il si le service ferme ?

Par · · 6 min de lecture

Un objet connecté dépend souvent de serveurs qu'on ne contrôle pas. Quand ils s'arrêtent, certains produits deviennent inutilisables — et d'autres continuent très bien.

C'est le critère que je regarde en premier depuis que j'ai vu plusieurs appareils parfaitement fonctionnels devenir des presse-papiers, non parce qu'ils étaient cassés, mais parce que le service en ligne dont ils dépendaient avait fermé.

Trois niveaux de dépendance

Le produit fonctionne seul. Le service en ligne apporte du confort — notifications, historique, accès à distance — mais la fonction principale reste locale. Le jour où les serveurs s'arrêtent, on perd du confort, pas l'appareil.

Le produit fonctionne en mode dégradé. La fonction de base subsiste, souvent en local et sans configuration possible. C'est mieux que rien, mais ça signifie qu'on ne peut plus rien modifier.

Le produit ne fonctionne plus. Toute la logique est côté serveur, y compris pour des actions qui se passent physiquement dans votre logement. C'est plus fréquent qu'on ne l'imagine, y compris sur des appareils coûteux.

Un appareil qui a besoin d'Internet pour faire quelque chose qui se passe entièrement chez vous a un problème de conception, pas une fonctionnalité.

Comment le savoir avant d'acheter

L'abonnement qui apparaît après

Variante du même problème : le produit est vendu complet, puis certaines fonctions basculent derrière un abonnement lors d'une mise à jour. L'appareil continue de fonctionner, mais plus comme au moment de l'achat.

Je n'ai pas de parade, seulement une préférence : à fonctions équivalentes, je choisis désormais ce qui stocke en local et se pilote sans compte obligatoire, même si c'est un peu moins élégant à configurer.

Ce que ça change dans mes avis

Je ne note plus un objet connecté sur ses seules performances. Un appareil très bien conçu mais entièrement dépendant d'un service que rien n'oblige à durer, c'est un achat à durée indéterminée — et il faut le dire au moment de recommander, pas trois ans après.

Portrait de Lucas Martin

Contributeur high-tech

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